::Reprotoxicologie::
 
 
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1. Effets des éthers de glycol sur la reproduction et le développement

La problématique principale abordée depuis 2000 par la toxicologie de la reproduction concerne les éthers de glycol (EGME et PGME), toxiques classiques de la reproduction. Ce programme achevé en 2003 nous a permis de publier des résultats originaux concernant le PGME. Ainsi nous montrons notamment que l'isomère ß du PGME entraîne une diminution du nombre de spermatozoïdes chez des rats mâles exposés pendant un cycle de spermatogenèse (lien vers article Science direct).

 

2. Les mécanismes de défense intrinsèque de la gonade: le gène de résistance aux drogues

Sensibilité de la fonction de reproduction aux pesticides : Cet axe de recherche a pour but spécifique d'étudier le rôle des gènes MDR (Multi Drug Resistance) lors de l'atteinte gonadique par les pesticides. Outre son intérêt pour la compréhension des mécanismes de résistance ou de sensibilité aux toxiques, ce projet peut potentiellement déboucher sur le développement de marqueurs spécifiques de sensibilité (à l'horizon 2005). Ces études font appel entre autre à des techniques de biologie moléculaire parmi lesquelles la quantification d'expression génique en temps réel (système Light Cycler, Roche Diagnostic) qui nous permet de suivre les variations de l'expression génique de ces gènes MDR. Ainsi, Sophie Desmots en thèse au sein de notre laboratoire, a montré une variation de l'expression des gènes codant pour deux isoformes des gènes MDR suite à une exposition au méthoxychlore.

 

3. Un nouvel outil pour l'étude des effets des perturbateurs endocriniens: la souris déficiente en aromatase (ArKO)

Comprendre les mécanismes de la perturbation endocrinienne de la reproduction : Nous nous sommes fixés pour objectif de tester in vivo et in utero le pouvoir estrogénique et/ou anti-androgénique d'un certain nombre de perturbateurs endocriniens sur un modèle animal rendu déficient en aromatase. Cette enzyme est responsable de la bioconversion irréversibles des androgènes en estrogènes. Nous avons accès à ce modèle animal grâce à une collaboration forte avec le laboratoire du Pr Evan Simpson au Prince Henry's Institute of Medical Research de Melbourne. Catherine Brulez, étudiante en thèse au sein de notre unité, réalise un stage de Février à Avril 2005 dans ce laboratoire australien afin de terminer les expositions.

 

4. Plasticité génomique et cancer

Pour poursuivre l'effort en matière de génomique, nous proposons d'étudier l'empreinte génomique (état de méthylation d'un gène) suite à l'exposition in utero à des molécules estrogéno-mimétiques. La compréhension des mécanismes de la perturbation endocrinienne de la reproduction passe également par des études in vitro. Nous avons en projet de développer des systèmes de co-culture permettrant de mieux appréhender les échanges (dont le passage des toxiques) entre les différents types cellulaires de la barrière hémato-testiculaire. L'étude de la méthylation est également étudié dans notre laboratoire afin, d'une part, de cerner les mécanismes épigénétiques sous jacents au développement de cancer suite à l'exposition à des métaux. D'autre part, nous étudions le rôle des métaux dans la fragilisation du génome parental et la cancérogenèse chez la descendance par l’étude des taux de méthylation au niveau des gamètes et de la génération qui en est issue.

 
 
   
Contact pour cette page : E. LEMAZURIER